Les vertus de l’hypnose médicale, Le Guide de l’hypnose (Jean-Marc Benhaiem)

Publié le 29 avril 2015

Une femme de quarante cinq ans veut recourir à l’hypnose pour calmer ses crises d’anxiété chronique. Elle consulte un hypnothérapeute.

[…]

Au cours de la conversation, il apparaît qu’elle a peur de l’avenir. Elle craint que sa situation affective et que son implication professionnelle évoluent mal. L’hypnothérapeute lui dit qu’elle prend des risques à vouloir des certitudes sur sa carrière et sur sa vie en général.

[…]

Il lui est proposé alors de fermer les yeux, de bien s’installer dans le fauteuil, et de se laisser trouver une position qui convienne.

Ses yeux se ferment. Elle intervient : “Donc, il faut que j’essaie de moins me regarder ?” Le soignant lui répond que si on se place au centre, on finit par se regarder et par ne plus regarder que soi. “Trouvez une position où il n’est plus possible de vous regarder !”Review Android Smartphone

Dix minutes passent. Elle semble aller profondément dans un abandon qui ressemble à une léthargie. Elle lui fait signe avec un doigt qu’elle a trouvé la position. Après encore cinq minutes, elle “revient”, ouvre les yeux. Elle s’étire et dit que son anxiété est partie, “ce qui n’était pas arrivé depuis bien longtemps”.

Cette séance d’hypnose soulève bien des interrogations. Que s’est-il passé pour cette femme ? Est-il vrai que porter un regard prolongé sur soi puisse être la cause d’une anxiété chronique ? Est-il possible que l’origine de souffrances somatopsychiques puisse provenir de jugements négatifs sur soi ? Quelles sont les conséquences symptomatiques observées chez une personne qui tente de tout contrôler dans son quotidien ? Est-ce que seule une position inadéquate peut expliquer l’installation durable d’une souffrance ? Est-ce que le soulagement observé est durable ?

Si toutes ces hypothèses sont vérifiées, il faudrait alors s’intéresser à cette hypnose qui ouvre une autre voie à la psychopathologie et à la physiopathologie. En d’autres termes, il ne serait plus utile de se regarder pour résoudre un problème, mais au contraire, il faudrait cesser de se regarder pour voir ledit problème se résoudre.

 

Jean-Marc Benhaiem, Huffingtonpost.fr, 28 avril 2015. Lire l’intégralité de l’article “Quels sont les liens entre hypnose, bouddhisme zen et méditation ?” sur le Huffington post ici.

L’hypnose à le vent en poupe. Pourquoi un tel engouement ?

Ne vous y trompez pas, l’hypnose n’a plus rien d’ésotérique. Venant d’”hypnos” (sommeil en grec), l’hypnose éveille la “conscience inconsciente” qui utilise son potentiel insoupçonné : le patient peut alors mobiliser des compétences qu’il ne maîtrise pas consciemment.

L’hypnose médicale concerne de nombreux domaines dont  l’oncologie, les soins palliatifs, la psychologie et la psychiatrie ou encore pour traiter des douleurs chroniques. Elle a des propriétés analgésiques et distractives ce qui permet de l’utiliser en anesthésie. Selon le site Vif.be, déjà 9 000 patients ont eu recours à l’hypnose médicale à l’hôpital de Liège.

L’hypnose peut également améliorer les soucis du quotidien comme le stress. Ainsi, un brancardier se sert de l’hypnose pour soulager ses patients de leurs douleurs et leur stress lors de ses interventions.

Une patiente a rencontré le docteur Benhaiem pour arrêter de fumer. Comment l’hypnose peut-elle combattre l’addiction ? Regardez la réponse dans cette vidéo d’Avenir Santé Mutuelle. 

Et pour vous en convaincre, lisez le guide écrit sous la direction de cet hypnothérapeute aguerri et recommandé par Oxymag

 

Et si vous ne croyez toujours pas aux vertus de l’hypnose, sachez qu’elle permet de libérer sa créativité

 

 

Actualités In Press

Événements