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Confinement et rapport au monde : Frédéric Gana cite Marie de Hennezel dans « Sapiens »

Publié le 19 juin 2020

La crise sanitaire mondiale a déposé un mot bien particulier sur toutes les lèvres : confinement. Sentiment d’enfermement, angoisse des interdictions, restriction du confort, en quelques semaines ce mot a élargi son sens dans l’imaginaire collectif pour évoquer de nouveaux concepts. Mais sont-ils vraiment si inédits?

Le journaliste Frédéric Gana propose dans le magazine Sapiens une réflexion autour du confinement, et de la manière dont celui-ci chamboule notre rapport au monde. Sur l’idée de notre rapport à la mort, il cite Marie de Hennezel, co-auteure avec Philippe Gutton de Et si vieillir libérait la tendresse, lors de son passage sur France Culture le 27 avril dernier.

Extrait : « Ça fait longtemps que je dénonce le déni de la mort qui pèse sur nos sociétés. Nous prenons conscience actuellement de nos vulnérabilités face à la mort. Et nous nous retrouvons avec des angoisses face à cette prise de conscience. Cette prise de conscience brutale que nous sommes mortels change notre rapport à la mort. » Marie de Hennezel, France Culture, 27/04/2020 (9). Pour autant, l’Occident n’est pas irrigué que par cette vision mécaniste du monde. Ses racines spirituelles sont profondes. Et ce sont par conséquent deux approches radicalement opposées qui cherchent à transcender cette condition, soit par le contrôle de toute chose et de toute vie, soit en accueillant cette ambivalence, en cultivant la paix intérieure plutôt que la lutte contre, par l’intégration plutôt que la séparation, un espace de neutralité capable de réconcilier les éternels opposés.

Frédéric Gana dans le numéro de Mai 2020 de Sapiens

Retrouvez l’article de Frédéric Gana dans le dernier numéro de Sapiens.

Vous pouvez aussi réécouter l’émission avec Marie de Hennezel sur le site de France Culture.